Journée internationale du droit à l’IVG : la menace sur la clause s’amplifie

Jeudi 28 Septembre, des rassemblements ont eu lieu dans 25 grandes villes de France et dans de nombreux pays à l’occasion de la journée international du droit à l’IVG. La principale revendication est celle de la suppression de la clause de conscience pour les professionnelles de santé.

Les militants réclament une accessibilité toujours plus grande à l’avortement, en France mais surtout dans les pays européens qui limitent encore d’une manière ou d’une autre l’accès à l’avortement. En cause, la diminution du nombre d’établissements qui pratiquent l’avortement, des dispositifs législatifs qui restreignent l’accès à l’avortement limité à des cas exceptionnels (Irlande ou Pologne par exemple) ou encore les clauses de conscience prévues pour les professionnels de santé. Si cette dernière n’est que peu utilisée en France, 7 médecins sur 10 se déclarent objecteurs en Italie. Les militants demandent sa suppression au motif qu’elle obligerait les femmes à consacrer du temps à la recherche du médecin consentant. De ce fait, la clause de conscience les conduirait à dépasser le nombre de semaines autorisées et les contraindrait à l’avortement clandestin ou à un déplacement à l’étranger.

Une des revendications principales de cette journée internationale du droit à l’IVG, (Cf la pétition : Avortement, les femmes décident, 50 000 signatures à ce jour) est d’inscrire le « droit » à l’avortement dans la Charte européenne. Une telle disposition conduirait immanquablement à des restrictions de la clause de conscience à une échelle nationale. Il semble donc que l’objection de conscience soit plus que jamais menacée en Europe.

Dans ce manifeste (http://www.anef.org/wp-content/uploads/2017/05/APPEL-fran%C3%A7ais-1.pdf) qui a été à la base de la manifestation bruxelloise qui a  réuni 1500 personnes le 28 septembre dernier est clairement indiquée cette volonté de supprimer la clause de conscience.